Frédéric Rey raconte …

Historique à partir de février 1988 (mes débuts)

J’ai débuté avec Jean-Marie Ory rue Maindron un mercredi soir.

C’était un moustachu un peu austère qui suivait Tamura sensei et avait un autre club ailleurs.Un aïki assez Martial. Il y avait les hakamas de la première heure, Martine, Nicole(mon sampaï), Marie-Odile et… Christian.Deuxième cours samedi qui suit avec un certain … Francis, qui remplaçait Jean-Marie uniquement quand ce dernier était absent.

Puis à la rentrée 88/89 Jean-Marie Ory arrête d’enseigner au samouraï.Francis devient le Senseï  officiel. En 89 arrive Thierry.

En 1993 cela va très mal. Francis décide d’arrêter. Thierry choisit de rejoindre Jean Gache à l’ACBB. Nous n’avons même pas un shodan, quelques hakama:Marie-Odile, Christian, Gérard et moi. Et peut-être un ou deux « débutants ». J’appelle le président FFAB Gérard Gras pour savoir si un shodan serait disponible et les tarifs (car à 5 ou 6…). Les prix sont élevés surtout pour une poignée de pratiquants. Il est vrai qu’il propose des diplômés d’état. Je décide alors d’aller entreprendre,sur conseil de Thierry sauf erreur, un prof qui exerce dans le 15èmedu nom de Gérard Canet si je me souviens bien. Ce dernier me dit texto: « C’est dommage un club qui meurt! » et accepte de tenter l’expérience 3 mois avec force de pub dans les boîtes aux lettres. Cela devient très critique à 4 hakamas, plus 1 ou 2 autres. Cela faisait des cours qui allaient de 2 à 4 ou 5 dans le meilleur des cas. Au bout de la période, Gérard décide de jeter l’éponge. J’appelle alors Francis et lui propose d’entériner dignement la mort du club par un dernier cours où l’on battra le rappel afin de tirer le rideau de manière moins anonyme. Ce soir-là, un mercredi, il y a plus de dix personnes présentes et l’ambiance est bonne. A la fin du cours des personnes demandent à s’inscrire. Je me demande si ce n’étaient pas Sophie et/ou Lydiane. On leur dit: « Vous savez c’est le dernier cours ce soir! ». Et Francis accepte de prolonger à chaque fois d’un cours… pour voir. On pratiquait à chaque fois comme si c’était le dernier cours. Car c’était le cas. De la pratique « Ici et maintenant » en quelque sorte… Puis Jean-Marie, puis Jean-Marc, les karatékas. Puis Mary-Hélène plus tard. Toutes des personnes qui restent. Il y a aussi Jean-Pierre mais j’ai du mal à savoir chronologiquement quand. Au début il y a Dominique Capès, un pratiquant très fort et très dense, qui alterne aussi les cours avec Francis. Il m’a « enseigné » hijikimeosae alors que j’étais débutant et je m’en souviens encore. Un nouveau noyau dur se créé donc et Francis décide de poursuivre. Nous apprendrons le décès de Gérard Canet quelques mois après. Mine de rien les deux à trois mois qu’il est resté ont permis que le club ne meure pas. Comme quoi cela tient quelque fois à peu de choses. Avec les échanges Saraï, Eléonore s’inscrit, puis Valéry plus tard. Parallèlement à cela, pour fédérer l’arrivée des nouveaux et qu’ils se mesurent au stress, je ponds avec Francis et à partir des programmes FFAB et FFAAA le programme kyu made in samouraï. Avec des techniques de dingues. Kotegaeshi sur kata dori. Et on voit des gens venir le samedi matin réviser leurs programmes quand il n’y a pas Iaïdo ou le kata 31. Je gère un tableau avec des temps de passages et Francis désigne des jurys d’examen parmi les hakamas ce qui apprend à regarder et donner un retour sur la pratique de chacun en vue de faire progresser tout le monde. Ensuite pour les 1er kyus il y a aussi les passages dan qui sont une expérience aussi. Tout cela est entrecoupé de stages officiels et privés, à Brive, Porspoder et Bourgneuf en Retz par exemple, de démonstrations comme à Bourg la Reine, aux Herbiers dans une communauté asiatique (« une bouteille de champagne pour un ko! »),à Ballainvilliers, de stages que fit Francis à Montluçon où j’ai eu l’honneur d’être son uchideshi chez Mr Bougerol.
Une école se crée à Bourg La Reine où Claudia enseigne aux enfants et moi aux adultes. Dominique viendra de ce vivier et Yann aussi. Pendant une courte période, il y aussi un cours enfants au samouraï où je dénombre 3 ou 4 petits scarabées/padawans. Mais cela ne tiendra pas. Il y a le festif aussi, avec les bouffes et les fêtes de fin d’année, et le sérieux, mais toujours dans la bonne humeur,  avec les travaux de parquet flottants avec Jean-Paul Enock président de l’ACSEMD et son adjoint Michel depuis longtemps décédés. L’inondation du samouraï où je revois Mary-Hélène avec un seau et un balai. Les échanges entre clubs avec l’ACBB (chez Jean Gache) et autres. Les ouvertures sur d’autres arts martiaux ou pratiques martiales: le Iaï do et le TaeKwon do bien sûr, mais aussi le Karaté(Benjamin), Penchak Silat(Joussot), le Tonfa(Stéphane), le Zen(le moine breton du samouraï), le Yoga(la femme de Dominique), le Nô (Masato senseï), j’en oublie peut-être. Les pratiquants de ces disciplines sont aussi souvent venus au Samouraï pour découvrir l’Aïkido.
Les stages officiels de la fédé bien sûr mais aussi les sorties à Deauville, les pots le mercredi soirs et le couscous chez « Moktar » rue Maindron le samedi. Le nom avait été trouvé par Thierry, car on ne connaissait pas le nom du patron. Plus tard ce fut le resto sushi un peu plus loin. Nous sommes montés au cours de ces années jusqu’à 40 inscrits ! Il a peu de grosses blessures à déplorer, en 20 ans et quelques de pratique, Cécile a eu le plus grave (au genou?). Les couples aïki, Cécile et Olivier, Emilie et Olivier, Claudia et votre serviteur. Couples officiels ! Dans la suite logique, les enfants de l’aïkido.

Voilà, j’ai laissé le flambeau de la gestion vers l’année 2009, 2010 je sais plus, après plus de 20 ans de tatami. Je m’en souviens car il y avait eu une mini cérémonie. De manière générale, ce qui est sympathique aussi, c’est les points de rencontre festifs, chez Laurent par exemple, ou lors de manifestations(les photos de Francis), où les anciens peuvent venir avec leurs cannes, se ressourcer et évoquer leurs souvenirs. Nostalgie!